samedi 5 janvier 2013

Eviter les brûlures

AIEEUUU !! mince je me suis brulé...rhaaa....

Que faire si vous vous brûlez autour du feu de camp ? tout dépend du type de brûlures. Imaginons le coup classique du débutant campeur, il a mis un truc sur le feu, une popote ou une gamelle...il la prend en main pour attaquer la bouffe...et catastrophe il se brûle bien fort ! Si il a eu le bon réflexe, son cassoulet devrait être par terre agonisant dans la fumée, et lui en train de faire des bonds en criant * p....*. Première chose à faire dans ce cas là, verser de l'eau sur la brûlure, mieux si un ruisseau passe à proximité tremper les membres atteint, immersion complète...ça soulage, merci la nature...haaa...

Pendant que notre maladroit campeur grogne et gémis de douleur atroce, voyons ensemble comment comment éviter ces désagréments qui peuvent s’avérer dangereux, et parfois fatals, si on ne prend pas un minimum de précautions.

Première chose le feu : évitez absolument de faire un feu énorme, on est pas chez les Boy Scout et avec tout le respect que j'ai pour eux, ils font des feux parfois trop grands. Faites donc un petit feu tranquille, si possible DANS le sol après avoir creusé un peu. En effet si comme moi vous utilisez le feu pour cuisiner, ça sera plus pratique et plus commode dans un trou, plus facile pour poser une grille, et le feu est à l'abri du vent. De plus si le bois éclate sous la chaleur, il y'a moins de risque de voir de petites braises atterrir ou il ne faut pas. Disposez des cailloux autour du feu si vous ne creusez pas, indispensable si vous en voulez pas mettre le feu à la forêt. Avant de faire un feu regardez bien la nature du sol, en effet sous un feu de longue durée, le sol contenant de la tourbe ou autre sphaigne, peut entre en combustion sans que vous ne l’aperceviez du premier coup. Le lendemain vous partez l'air serein sans vous apercevoir que vous avis mis le feu au sous sol de la forêt...si vos cave sont inondées vous avez les pieds dans l'eau, si il y'a le feu dans vos caves c'est votre maison entière qui brule...la forêt c'est pareil. Redoublez donc de prudence lors de vos feu, sachez que c'est pour cette raison que le feu est interdit en foret, et que chaque année des randonneur imprudent sont responsable d'incendies qui peuvent être mortels.

Deuxième chose : Votre abris ou tente, doit absolument être éloigné du feu...une distance de 4 à 5 m est à mon humble avis le strict minimum pour être sur qu'une flammèche ne viendra pas se poser sur votre tente, mettant le feu à tout votre matériel. NE DORMEZ JAMAIS A COTE D'UN FEU DANS VOTRE SAC DE COUCHAGE !! une fois endormi, si votre sac de couchage prend feu...vous risquez votre vie. En effet le sac étant fait de matières synthétique, il va fondre sur vous et coller à votre peau, vous occasionnant d'atroces brûlure au 3ème degré voir plus. Idem pour vos vêtement type Polaire et autre pantalon de trekking, prudence car une petite braise "sauteuse" peut endommager votre vêtement et vous bruler sévèrement. Si vous avez l'intention de vous occuper du feu pour un groupe et qu'ils sont habillés en nylon, polaire et autres, je vous conseille vivement de vous habiller en coton ce jour là, vous serez alors le garant d'un bon feu qui réchauffera tout le monde, sans mettre qui que se soit en danger. Trop de gents négligent et maitrisent mal le feu, et ne prennent pas assez de précautions, que ce soit à l’allumage ou à l’extinction.
Avant de quitter un site, vérifiez que votre feu est VRAIMENT éteint. Pour cela la meilleures méthode consiste à tremper le sol, et ensuite de creuser pour vérifier que la terre n'a pas pris feu en dessous. Éparpillez les morceaux de bois calcinés dans de l'herbe verte, et arrosez les avec de l'au ou un petit pipi. Le charbon de bois issue de la combustion doit être noyé et dispersé ensuite, afin d'être certains qu'aucun morceaux ne reprendra feu, en transmettant sa flamme à un morceau voisin.

Troisième chose : prenez vos disposition lorsque vous cuisinez en pleine nature, évitez de placer directement à même la flamme votre contenant en alu, mieux prenez du matériel en titane il absorbe moins la chaleur et vous évite de vous bruler. Rien que de plus désagréable que de boire une tisane dans une tasse en alu et de se bruler les lèvres. Faites donc un feu dans un petit trou comme cité plus haut, et une fois un bon lit de braise bien chaud obtenu, déposez votre popote ou votre grille à barbecue. Utilisez toujours une pince en alu pour attraper votre gamelle, et si le manche en fait partie et n'est pas démontable, prenez un linge de coton...ou une grande feuille verte si vous n'avez rien d'autre. Idéales pour servir de manique, certaines feuilles peuvent également servir d'assiette pour vos brochettes cuites sur bois. J'ai toujours dans mon sac une petite fourchette à deux dents, que je monte vite fait bien fait sur un bout de bois afin d'avoir récupérer une brochette malchanceuse, c'est mieux qu'avec les doigts.

Revenons à notre ami campeur qui agonise de douleur, voici les différentes type de brulures et les soins à y aporter.

BRULURE : C'est une lésion de la peau ou des muqueuses provoquée par leur exposition à une chaleur intense ou par leur contact avec un agent physique ou chimique.
Les brûlures peuvent être causées par des liquides bouillants, des solides chauds ou en combustion, des agents chimiques (acides, bases, phosphore), de l'électricité ou des agents radioactifs (rayons X).
Selon leur étendue, on distingue les brûlures dites bénignes (touchant moins de 15 % de la surface du corps) des brûlures graves (touchant de 15 à 60 % de cette même surface). On les classe également en fonction de leur profondeur.

BRULURES DU PREMIER DEGRE : Les brûlures du premier degré atteigent l'épiderme et se manifestent par une rougeur, parfois suivie d'une desquamation. Elles peuvent entraîner une légère fièvre. Le coup de soleil est une brûlure de ce type.

TRAITEMENT : La douleur peut être calmée par l'application de compresses froides ou d'eau courante fraîche. Les brûlures du premier degré sont éventuellement traitées par application de crèmes grasses et adoucissantes et pansées pour éviter l'infection. Les phlyctènes (cloques contenant du plasma) peuvent être excisées chirurgicalement. Ces brûlures guérissent vite, généralement en moins de trois semaines.

BRULURES DU DEUXIEME DEGRE : Les brûlures du deuxième degré peuvent être superficielles (atteinte de l'épiderme et d'une partie du derme, épargnant des îlots de membrane basale) ou profondes (destruction de l'épiderme et de la totalité du derme). Elles se traduisent par l'apparition de phlyctènes et peuvent provoquer un choc cardiovasculaire avec chute de tension et tachycardie. La brûlure, en altérant la barrière cutanée, favorise la surinfection.

TRAITEMENT : Les brûlures du deuxième degré nécessitent une désinfection et la pose d'un pansement stérile. Si le derme est à vif, une pommade grasse peut être appliquée sur la brûlure pour aider à la cicatrisation. Dans certains cas, la brûlure conduit à la perte progressive de la peau, qui s'élimine en une quinzaine de jours. Celle-ci est suivie d'une régénération cutanée provenant de la zone périphérique de la brûlure, qui permet la couverture de la zone brûlée.
En cas de brûlure profonde et étendue, la cicatrisation ne peut avoir lieu rapidement : le recours à des techniques de chirurgie réparatrice (greffe, lambeau) est alors conseillé, une excision chirurgicale précoce des tissus morts et des greffes de peau offrant un meilleur résultat fonctionnel et esthétique que la cicatrisation spontanée.

BRULURES DU TROISIEME DEGRE : Les brûlures du troisième degré, ou carbonisation, détruisent l'épiderme, le derme et l'hypoderme. Très profondes, elles peuvent occasionner la destruction des muscles, des tendons ou de l'os sous-jacent et occasionner la mort des patients, notamment des sujets âgés. Cependant, les techniques chirurgicales actuelles permettent la survie de sujets atteints à 80 % de la surface corporelle, voire 95 % chez des sujets jeunes.

TRAITEMENT : Ces brûlures imposent une hospitalisation dans un centre spécialisé et une réparation en plusieurs temps : excision chirurgicale des tissus morts, réparation chirurgicale (auto-greffe d'épiderme notamment) puis cicatrisation, parfois associée à des interventions de chirurgie plastique. En cas de brûlures étendues, l'immersion du brûlé dans des bains de liquide physiologique est pratiquée pour réduire les pertes en plasma par les surfaces brûlées, maintenir la température corporelle et atténuer la douleur.
La rééducation kinésithérapique est essentielle dans le traitement des grands brûlés pour éviter la formation de brides cicatricielles et redonner une amplitude normale de mouvement dans les régions lésées, surtout au niveau des doigts. Les massages sont entrepris dès la période de cicatrisation. La rééducation par le jeu et l'ergothérapie peut réapprendre, surtout s'il s'agit d'enfants, à manipuler divers objets. Ultérieurement, les cicatrices disgracieuses et gênantes sont corrigées par chirurgie plastique. Des cures thermales avec douches puissantes réussissent à aplanir certaines grandes cicatrices.

Bon feu !

et soyez prudent avec les allumettes.

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